Association biterroise faisant la promotion des jeux de rôle, de figurines et de plateaux.
contact[at]strategescathares.fr

 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  FacebookFacebook  
Derniers sujets
» Jeux de plateau du 24/06
par Mios Aujourd'hui à 20:25

» Degenesis samedi 24 juin
par thierry-SC Aujourd'hui à 17:00

» 08/07/17 - Campagne couronne putréfiée
par Tex_HM Aujourd'hui à 10:44

» 24/06/17 - Campagne couronne putréfiée
par Tex_HM Aujourd'hui à 10:44

» Organisation des parties...
par thierry-SC Hier à 18:16

» Séance Lundi 26 Juin
par Tex_HM Mar 20 Juin 2017 - 10:34

» In Media Res
par Tex_HM Mar 20 Juin 2017 - 10:31

» Séance du Lundi 19 Juin
par Tex_HM Lun 19 Juin 2017 - 16:34

» 17/06/17 - Jeu de plateau
par Mios Sam 17 Juin 2017 - 9:51

Juin 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
CalendrierCalendrier

Partagez | 
 

 Le coin des écrivains.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Yoann
Membre SC Membre SC
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Messages : 306
Age : 26

MessageSujet: Le coin des écrivains.   Sam 4 Avr 2015 - 23:28

Salut salut !
Aujourd'hui j'ai voulu faire lire un texte que j'avais écrit il y a quelques années. On m'a proposé (sûrement avec humour) de le poster sur le forum. Comme ça tout le monde peut le lire quand il le veut sans avoir les pages physiquement.
Alors je me lance ! Je vais recopier... Non, je vais faire une petite réécriture de ce texte afin que vous puissiez le lire sous une forme améliorée, plus récente.

J'en profite pour vous faire une révélation: Je suis enceinte Il se trouve que j'invente/élabore/écris une histoire. Ou quelques histoires... Enfin, j'aime imaginer des mondes et raconter à ma façon des histoires. Bref je me prends pour un écrivain.
Je vous propose donc de lire ce qui va suivre et, pourquoi pas, de poster à votre tour des petites histoires que vous aurez inventé.

Donc mon premier texte est, à la base, un écrit d'invention que j'ai du faire en Première L. Le sujet étant d'imaginer les derniers instant d'un objet (chacun avait un objet différent) lors de la catastrophe nucléaire au Japon. Pour ma part j'ai eu droit à des lunettes retrouvées... vous le verrez à la fin.
(C'était noté et j'ai eu 18/20) (la réécriture ne corrigeras que les fautes d'orthographe qui m'auraient échappées et les tournures de phrase les plus... navrantes.) (le texte en bleu est un rajout.)
Voici:

5 Août 1945.
    Moto Mosoro, japonais de 54 ans, se réveilla, comme tous les matins du lundi au samedi, à cinq heures viengt. Il se leva, salua sa femme encore endormie puis quitta la chambre sans bruit.
"Encore une longue journée épuisante qui m'attend." pensa-t-il "Vivement demain, j'ai réussis à avoir une journée de libre en famille."
Cette dernière pensée le motiva et il alla se laver avant de revêtir son uniforme.
Enfin prêt, il regarda sa montre:
"Cinq heures cinquante-sept." lut-il "Je suis en avance."
Il mit ses lunettes après les avoir nettoyées, s'avança au pas de la porte, mit ses socques puis prit le chemin du travail. Sur la route il croisa le facteur:
-"Alors ? Des nouvelles de la guerre ?
-Oh, on a eu vent d'un certain ultimatum lancé par les américains mais... la guerre continue.
-Ah. C'est peut-être qu'une rumeur après tout. Bonne journée !"
Moto arriva à son travail à six heures cinquante-quatre.
    Le soir venu, vers dix-neuf heures quarante-cinq, il rentra chez lui, épuisé. Sa femme l'attendait dans le salon, assise:
"Te voilà de retour."
Il lui rendit son salut, mangea quelques sushis puis alla se coucher.

6 Août 1945.
    Moto se réveilla à cinq heures vingt-neuf. il se leva, salua sa femme encore endormie puis quitta la chambre sans bruit.
"Mais pourquoi je me suis levé ?" pensa-t-il en regardant par la fenêtre.
Ne trouvant rien à faire, à part se laver, il se recoucha.

    Le soleil se levait et de rares oiseaux piaillaient. Le facteur faisait sa tournée habituelle. Ce jour là, il ne vit pas son ami, Moto, avec qui il parlait tous les matins:
"Tiens ? ou est Mr Mosoro ? J'aurais bien voulu lui parler, je me sens assez mal moralement aujourd'hui."
Il continua son chemin sans croiser personne sauf quelques chiens et chats agités.

    Moto Mosoro et sa femme se levèrent à sept heures huit.
-"C'est une belle journée aujourd'hui, tu ne trouve pas, ma femme ?
-Je ne sais pas... je... J'ai un peu peur ces derniers temps... Quelques mauvais pressentiments...
-C'est normal, nous sommes en guerre. Tout le monde aimerait qu'elle s'arrête. Mais ne t'inquiètes pas, je suis là pour te protéger."
Mme Mosoro s'agenouilla devant la petite table du salon et servit du thé.
-"Tu as pensé à aller chercher des provisions, mon époux ? Nous en avons à peine pour une journée.
-J'irais dans une heure."
Mr et Mme Mosoro prirent leur petit déjeuner et discutèrent de tout et de rien. Mme Mosoro aimait ces moments où elle parlait avec son mari et parfois elle se laissait aller en s'asseyant comme bon lui semblait. Moto appréciait particulièrement ce côté libre chez sa femme.
-"Rien ni personne ne pourras nous séparer, ma femme. je t'aime.
-Je ne crains rien à tes côtés, je t'aime aussi, Moto."
A huit heures dix, il sortit de la maison avec en tête des rêves d'une vie sans guerre avec sa femme et éventuellement un fils, ou une fille qui serait leur enfant. Ils n'avaient pas eu droit à ce bonheur, l'un des deux étant stérile. Il était à une soixantaine de mètres de la maison quand son épouse l'appela:
"Moto ! Tu as oublié tes lunettes !"
Il sorti de son rêve éveillé et porta sa main au visage, il n'avait effectivement pas ses lunettes. Il revint vers sa femme qui lui tendait ses lunettes
-"A tout à l'heure Moto, fait attention à toi.
-Oui, à tout à l'heure."
Il l'embrassa et s'éloigna à nouveau, les lunettes à la main. Il s'arrêta à environ cent mètres de la maison, nettoya ses lunettes avec la manche de sa chemise, les ajusta sur son nez puis releva la tête. Là, il vit soudain une grande lumière aveuglante puis... tout se passa très vite. Il sentit une force inconnue et chaude, très chaude, le projeter en arrière. Sentant son corps fondre et s'éparpiller, il eut seulement le temps de prononcer, d'une voix faible et d'un ultime souffle, le nom de sa bien-aimée:
"Mikie..."

    Beaucoup plus tard, on découvrit le corps, sans vie et... incomplet, de Moto Mosoro sous quelques gravats. Il était recouvert de brûlures et ses vêtements étaient en grande partie soit déchirés, soit imprimés sur sa peau. Les verres de ses lunettes étaient encastrés dans ses orbites.
Sa femme fut retrouvée morte, très certainement le cou brisé, sous les débris de sa maison.
Le facteur, lui, mourrit le 18 Août 1945 suite à une étrange maladie qu'entraîna la bombe nucléaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Le coin des écrivains.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le coin des blagues
» Le coin des Peluches
» [Moc] Le Coin Matoran de Solok
» le coin des graphistes
» mario paint !coin de melodie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Stratèges Cathares :: Autres activités :: Discussions diverses-
Sauter vers: